Au fond, c’est quoi être le meilleur ?

Depuis quelques années, mon iPad a remplacé ma télévision. Et dans mes oreilles, ce n’est pas de la musique : ce sont des podcasts. En vitesse x2. Comme si j’essayais d’accélérer ma vie.

Pourquoi ? Parce que ça me donne l’impression d’apprendre deux fois plus dans le même laps de temps.
Est-ce que c’est vraiment efficace ? Pas sûr. Peut-être que le cerveau n’est pas fait pour avaler autant d’informations d’un coup. Mais bref, c’est comme ça que je les consomme.

Et puis soyons honnêtes : un podcast de 2h30, en vitesse normale… c’est parfois décourageant.

Mes obsessions de podcasts

Alors je les regarde sur quoi mes podcasts ?

  • D’abord sur la cryptomonnaie… et oui, je suis tombé dedans il y a quelques années.
    Résultat : je n’ai toujours pas de yacht à Dubaï, mais je n’ai pas perdu mon argent non plus.
  • Ensuite, énormément de podcasts sur l’entrepreneuriat. Comment réussir ? C’est quoi les clés du succès ? J’en ai regardé des centaines sans trop en tirer grand-chose.
  • Et plus récemment, je me suis passionné pour les (très) longues interviews.

Dans cet exercice, j’ai découvert la chaîne YouTube de Matthieu Stefani, un serial entrepreneur qui, chaque semaine, interviewe des personnes connues ou inconnues mais qui sont les meilleures dans leur domaine.

Chaque interview prend le temps. L’invité sait qu’il est là pour minimum deux heures. Et honnêtement : j’ai rarement terminé un épisode en me disant que j’avais perdu mon temps.

L’interview qui m’a marqué

Découvrir des gens, leur univers, leur projet, leur vision, mais aussi les difficultés qu’ils ont rencontrées… c’est une vraie source d’inspiration pour moi.

Et c’est très précisément le dernier épisode que j’ai regardé qui m’a inspiré pour cet article.

Cette interview, j’étais complètement passé à côté, parce que je n’avais pas vu « l’utilité de la regarder ».

En effet, Matthieu passe deux heures avec Inoxtag, un youtubeur à succès qui, lors d’un projet, a décidé d’escalader l’Everest en documentant tout.

Bref (est-ce que ça ne serait pas un de mes tics d’écriture de mettre bref ?)… une interview que je vous conseille fortement.

Deux idées qui résonnent

Lors de cette interview, deux idées ont énormément résonné en moi.

La première, c’est la notion d’être le meilleur.
C’est quoi être le meilleur ?

Comme dirait Youssoupha (qui rejoint un peu la vision d’Inoxtag), l’important ce n’est pas d’être le meilleur, mais de chaque jour s’améliorer.

Inoxtag le dit d’une autre façon, mais au fond, c’est ça : être meilleur qu’hier.

Il relativise aussi en imaginant une sorte de courbe ou de graphique (comme la crypto finalement, tout est dans tout). L’idée, c’est qu’on peut être moins bon parfois, voire régresser, mais que, globalement, il faut toujours progresser.

En d’autres termes : ça peut descendre à court terme, tant que ça monte à long terme.
Une montée par vagues, où chaque vague va toujours un peu plus haut, un peu plus loin.

Et là, je me suis dit : peut-être que ma vie, ce n’est que ça. Des vagues. Parfois je surfe, parfois je tombe, mais tant que la vague suivante est plus haute, je progresse.

La vraie difficulté

En théorie, tout le monde peut être d’accord.
Mais en pratique ?

  • Comment faire pour s’améliorer chaque jour ?
  • Comment savoir qu’on est dans la bonne direction ?
  • Comment résister à cette envie de procrastiner qu’on a tous, un jour ou l’autre ?
  • Et surtout : c’est quoi, s’améliorer ? C’est quoi, être le meilleur ? (oui, ça fait deux questions).

Peut-être qu’être le meilleur, ce n’est pas une réponse. C’est une question qu’on doit continuer à se poser.

Ma propre évolution

Pourtant, je pense sincèrement être aujourd’hui la meilleure version de moi-même.

D’abord parce que j’ai 40 ans et que j’estime être là où je dois être. J’ai créé des choses. J’ai tenté. Je me suis planté parfois. J’ai retenté. J’ai réalisé des rêves (et je reviendrai plus tard sur cette notion de rêves).

Et puis j’ai énormément travaillé sur moi : sur mes besoins, mes angoisses, mes traumas, mes objectifs de vie.

Aujourd’hui, mon objectif est clair : donner dix ans à fond, faire un maximum d’argent, bien investir et ralentir à 50 ans. Et si vous pensez que je ne devrais pas le dire, en fait je suis tellement à l’aise avec ça que j’en parle sans détour.

Et puis, j’ai toujours cette soif d’apprendre. Apprendre par moi-même, mais aussi apprendre des autres.

C’est pour ça que ces podcasts sont si importants pour moi.
J’aimerais lire plus. J’aimerais écrire davantage. Ce blog, je l’ai commencé par hasard… et j’y prends goût. Les retours sont chouettes, et ça me donne envie de continuer.

Se réinventer

J’ai aussi décidé de me lancer dans un nouveau job plein de défis.

Apprendre à 40 ans un nouveau métier où tu dois utiliser tout ce que tu as accumulé, mais dans un autre domaine… c’est passionnant. Et ça nourrit encore cette envie d’être le meilleur.

La différence, c’est que je ne veux plus être le meilleur pour ne pas décevoir les autres.
Je veux être le meilleur pour ne pas me décevoir moi-même.

Et peut-être que c’est ça, grandir : passer du besoin de prouver aux autres au besoin de se prouver à soi-même.

Mais ailleurs que dans le boulot ?

Parallèlement, je me pose une autre question : suis-je un meilleur papa ? Un meilleur ami ? Un meilleur mari ?

Dans ma vie, j’ai très peu d’amis qui sont restés.
J’ai perdu ceux avec qui j’ai bossé.
D’autres, qui ont été très importants à une époque, ne sont plus là aujourd’hui.
Certains départs se sont même mal passés… avec des gens qui me détestent désormais.

Un jour, j’ai fait cette analyse : pris individuellement, je n’ai pas l’impression d’avoir eu tort. Mais l’analyste que je suis ne peut pas ignorer que les mêmes schémas se répètent. Et donc, difficile de ne pas admettre que le problème vient aussi (au moins en partie) de moi.

Alors je me demande : comment aurais-je pu être un meilleur ami ? Et surtout, comment je peux m’améliorer ?

Les relations, elles aussi, sont des vagues. Certaines te portent. D’autres t’écrasent. Mais toutes t’apprennent à nager différemment.

Une claque qui change tout

Être le meilleur, ce n’est pas seulement une question de boulot.

Et même dans le boulot, j’ai appris grâce à certaines personnes.

Je me rappelle d’une discussion qui a influencé toute ma vie. Un jour, j’ai demandé à une collaboratrice ce qu’elle pensait de moi. Je voulais lui donner plus de responsabilités, et j’avais besoin de sincérité.

Elle n’a pas mâché ses mots. Après un “tu es sûr que tu veux savoir ?”, elle a dépeint un type imbu de lui-même, qui ne s’occupe pas des autres et qui ne voit que sa vision.

Dans ma tête, j’étais l’inverse. Je prenais des responsabilités, j’entraînais les gens, je pensais prendre soin d’eux.

Puis elle a ajouté : « Il y a une stagiaire à côté de ton bureau depuis deux semaines. Tu connais son prénom ? Tu sais ce qu’elle fait ? »
Je n’avais aucune des deux réponses.

Ce fut un vrai choc.
Mais ça m’a permis de devenir une meilleure personne, un meilleur patron… et même un meilleur ami. Parce qu’à cette époque, j’avais beaucoup de mal à répondre à un “ça va” par un “et toi ?”.

Meilleur que qui ?

Mais revenons à la notion de “meilleur”.

C’est aussi une idée abîmée par le fait qu’on la relie trop aux autres.
On veut être le meilleur par rapport aux autres.

Et c’est vrai que ce sentiment est important.
Car soyons clairs : je suis compétiteur.

Chaque jeu que je commence, des matchs de padel aux pierre-papier-ciseaux, je les fais pour gagner. Je veux être le meilleur.
En politique, les élections, c’est faire plus de voix. Il faut être le meilleur.

Et pourtant, aujourd’hui, à 40 ans, j’ai plus envie de dire que je veux être la meilleure version de moi-même.

Mais peut-on le devenir sans se comparer aux autres ?
Pas évident.

Et au fond, comment savoir qu’on s’améliore si ce ne sont pas les autres qui nous jugent et qui nous le disent ?
Est-on réellement objectif quand on s’auto-analyse ?

Je n’ai pas de réponses. Juste l’envie d’y réfléchir… et de partager cette réflexion avec vous.

Conclusion

Alors voilà. Tout ça a commencé par un podcast. Ça a dérivé en réflexions, en anecdotes, en doutes. Et il reste cette question sans réponse :

Au fond, c’est quoi être le meilleur ?

Peut-être que le meilleur, ce n’est pas battre les autres.
Le meilleur, c’est ne jamais cesser de devenir la personne qu’on veut être.

Et vous, qu’est-ce que ça veut dire, pour vous, “être le meilleur” ?


PS : Les plus attentifs d’entre vous auront remarqué que j’avais parlé de deux idées fortes tirées de l’interview… et que je n’en développe finalement qu’une.
Au départ, je voulais traiter les deux dans le même article. Mais vu la longueur (et mes digressions !), j’ai décidé de garder le deuxième sujet pour une prochaine fois. 😉

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19 Responses

  1. Se connaître et reconnaître…
    Etre le meilleur de qui de quoi …pour qui pour quoi. Je ne pense pas que c est une valeur.Par contre donner le meilleur est ce qui est le plus enrichissant. Quel sentiment de bien être, de paix . En donnant le meilleur on peut escalader des montagnes . Bon courage

  2. As-tu constaté que tu as perdu, peu à peu, aussi bien tes collègues que nombre de tes amis ? À un certain moment, il devient nécessaire de s’interroger : si tout le monde finit par s’éloigner, il est raisonnable de penser que le problème vient de toi. Autrement dit, il se pourrait bien que tu sois, en réalité, une m*rde.

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